Les deux vins commentés dans ce billet ont été placés sur deux autres plats de dîner de réveillon : de l'anguille fumée, sur une émulsion de bisque et caviar et une galantine de ris de veau aux oranges confites
Si le Riesling a paru évident pour s'accorder avec le poisson, il n'a pas été souhaité poursuivre avec un vin d'Alsace sur les ris de veau, d'autant que nous avons pu mettre côte à côte pratiquement le Sommerberg de Boxler avec le Pfersigberg.
En présentant un Chardonnay, nous pouvions jouer sur des accords de texture. Par ailleurs l'orange confite, même discrète, maintenait plus avant les notes agrumées du Meursault. Sans conteste, les accords ont été judicieux et les vins ont été à la hauteur!
Paul Ginglinger : Pfersigberg : Ortel vieilles vignes 2014
La robe finement dorée est brillante. L'agitation amplifie des arômes de citrons mûrs, d'oranges, de fleurs sauvages, avec de légères épices. La bouche fruitée est énergique, avec une chair délicate et veloutée, dans une construction longiforme. La finale est droite, tendue, très fraîche, fruitée , florale, et saline.Noté 16,5 (93/100).
Domaine Buisson-Charles : Meursault Premier Cru : La Goutte d'Or 2017
La robe or clair est brillante. L'aération intensifie des arômes de poires, de fleurs blanches, avec des notes d'agrumes, d'amande, et de noisettes. La bouche offre une chair veloutée, le vin prend de l'ampleur et de la plénitude dans un milieu de bouche fruité, rehaussé de fruits éloquents. La finale est allongée, fraîche, veloutée , avec une avenante persistance aromatique. Noté 16,5 (93/100) voire un peu plus dans 2 à 3 ans
Ajouter un commentaire
Commentaires